Aisling Brouwer, du piano pour petit et grand écran

La Londonienne fait voyager son piano et ses paysages sonores synthétiques partout où elle passe, d’Amsterdam à Los Angeles, et de la télévision au cinéma. 

« Pour moi, avoir les personnages à l’écran et être disposée à traduire leurs émotions au public est une chose tellement importante. Les spectateurs entendent toujours obligatoirement la bande originale. Elle va aussi influencer la façon dont ils sont émotionnellement affectés par ce qu’ils voient à l’écran ». C’est avec un sourire presque enfantin et les manches de sa chemise remontées qu’Aisling Brouwer évoque son quotidien. Mais derrière ce visage habité par une passion brute se cache une véritable stakhanoviste du son, pas assez rassasiée par une simple sortie de disques avec son groupe Avawaves (signé sur le label de Björk et Ásgeir, NDLR) qu’elle forme avec la violoniste Anna Phoebe (Oi Va Voi, Roxy Music). Les quelques singles du duo vantés par la BBC Radio 3 n’ont d’égal que son travail remarqué par le monde des médias. Son mélange de piano, de nappes synthétiques épiques et d’éléments acoustiques lui ouvre les portes de la télévision qui lui offre un curriculum des plus classieux (BBC, Chanel 4, JWT, une publicité pour Dior…). Du petit, elle passe finalement au grand écran en signant quelques bandes originales de films salués par la critique à Tribeca ou encore Sundance, et rafle même la mise au Festival International du Film de Southampton pour Silent Gangsters. Passionnée par l’innovation sonore, elle attire finalement l’attention de l’excellent label Moderna Records. Habituée aux élans pop, leur collaboration sonne finalement l’heure de la sophistication. Sur son splendide rework de Drift par le compositeur Richard Luke, un piano habité se mêle à des envolées cinématographiques dantesques. Une bien jolie façon de passer du mainstream à un modern-classical exigeant.

À quand la prochaine soundtrack pour Netflix ?

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