Alice Baldwin, la pianiste comme vous et moi

De magnifiques airs au piano et une vie terre à terre, avant un éveil plus que bienvenu : la jeune pianiste a gardé son talent cloîtré dans sa chambre pendant plus d’une décennie avant de montrer son travail au grand jour. Elle est en route vers les sommets.

“La liberté serait beaucoup plus drôle”. À en croire le titre de l’une de ses premières compositions, Alice Baldwin faisait déjà à l’époque montre d’une personnalité rêveuse, d’un éveil curieux mais aussi d’un certain pragmatisme. En témoigne la dite pièce à la mélancolie si forte qu’elle provoque une avalanche d’émotions et de questionnements. D’un naturel timide, la jeune photographe freelance choisit pourtant d’étouffer son rêve au profit d’une vie plus terre à terre, gardant la composition de pièces au piano pour ses weekends. Elle saute finalement le pas, succombant aux encouragements des siens qui la poussent à publier ses titres en ligne. Le succès est immédiatement au rendez-vous. Il suffit d’écouter le très prenant “Please Tell My Mum to Burn Me”  – inspiré des peurs nocturnes d’un ami – qui nous rappelle l’importance de déclarer notre amour à nos proches, pour comprendre à quel point la pianiste est douée d’empathie. Sans déclencher des cascades harmoniques dantesques comme les virtuoses du néo-classique, le jeu spontané de la Berlinoise façonne plus doucement de merveilleux récits sonores, marques de nos tranches de vie. Un fabuleux message à tous.tes les artistes qui souffrent d’un blocage. Vous voulez la liberté ? N’ayez pas peur de tendre le bras.

%d blogueurs aiment cette page :