Ariel View, success story d’un indie-rock ardent

Des impros avec papa à la signature sur un illustre label indépendant, les Canadiennes ont finalement trouvé la lumière en Californie. Débrief d’un merveilleux lancement.

Biberonnées aux classiques du rock anglais, les soeurs Martinez apprennent très tôt à jouer d’un instrument, sans doute même avant de savoir marcher. Elles rejoignent très vite le groupe de reprises du paternel, qui les initie aux Beatles et aux Smiths. L’aînée fonde finalement un groupe avec sa frangine et délaisse les influences britanniques pour un son plus sonique et moderne – The Strokes et The Growlers en tête – avant de rencontrer plus tard sur Instagram deux autres copines qui complètent la formation. Ariel View prend vie et traverse les frontières de l’Ontario pour s’installer en Californie. Des petits concerts dans les jardins à des festivals d’envergure modeste, les filles se font un nom avec leur indie-rock ultra pêchu emprunt de sincérité, qui fait danser et parle à tout le monde sans en faire des caisses. Très proche de la communauté LGBT+, le groupe s’engage et créé des espaces inclusifs à tous ses show. Il n’en fallait pas plus pour attirer l’attention d’Epitaph Records (Refused, Motion City Soundtrack, Mannequin Pussy) qui les signe à l’été 2019, avec la promesse d’un album qui ne s’est pas fait attendre. Sans surprise, l’excellent Until My Lungs Are Cleared catalyse le savoir-faire d’un groupe qui s’est construit en live, par ses mélodies cajoleuses, des gros grooves et des ambiances festives. En somme, une sacrée bouffée d’air frais.

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