DENSK, électro-pop tempêtueuse en quête de liberté

Auteur-réalisateur et graphiste de métier, le producteur tourangeau a finalement succombé à l’appel du son comme un capitaine de bateau plonge l’âme la première vers l’océan.

Un cliquetis, un tir déclenché et puis s’en va. Dans son superbe court-métrage Une Pression du Doigt sélectionné dans plusieurs festivals à travers le monde, le réalisateur Bruno Delouzillière braque la caméra sur un soldat blessé et coincé par le danger avec pour seul objectif l’évasion à tout prix. Curieusement, la volonté de fuir semble relier le professionnel du monde de l’image à son alter-égo du Quatrième Art. Répondant au patronyme DENSK – croisement subtil entre un nom de ville grisâtre et bétonnée (Minsk) et une irrépressible envie de bouger (danse) – on imaginera aisément l’immense joie que la destruction d’obstacle a dû lui procurer. Cet enfant des 90’s biberonné à Massive Attack, Nine Inch Nails, Air, Slowdive, Bowie et aux jeux vidéo a en effet conçu un univers qui lui appartient totalement, du navire à l’océan en passant par les tempêtes et les remparts qu’il affronte, pour mieux mériter sa délivrance. Ainsi résonnent ses deux premiers singles Super Sailor et Through The Wall – titres évocateurs donc – comme l’orage gronde au large. Mais comme dans les films, après l’ouragan vient l’accalmie. Et une nouvelle terre en vue, symbole de liberté.

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