Zoon, shoegaze et résilience

Armé d’un vécu des plus complexes et de guitares vaporeuses, Daniel Monkman nous donne une formidable leçon de résilience. Comme quoi la musique sauve bel et bien des vies.

En langage Ojibwé (troisième plus grande communauté d’autochtones en Amérique du Nord, NDLR), Zoongide’ewin signifie bravoure, courage ou « esprit de l’ours ». Un choix lourd de sens mais qui convient parfaitement à Daniel Monkman, qui a jadis choisi d’attraper la main tendue par la musique pour se sauver. Élevé dans une ville carcérale du sud du Canada, le jeune homme se confronte vite aux affres de la discrimination envers ses ancêtres natifs avant de tomber dans le brouillard provoqué par l’abus d’alcool et la drogue. Paradoxalement, ce sont les guitares vaporeuses et les voix résonnantes du shoegaze que lui et son groupe Zoon ont décidé d’embrasser. Comme un symbole de résilience pour celui qui a décidé d’accepter son lourd passé pour mieux envisager l’avenir. Derrière des titres comme « Vibrant Colours« , « Help Me Understand » ou encore « Light Prism » subsiste une source de lumière à travers laquelle l’homme-moine transmet son message d’espoir à toutes celles et ceux en proie aux mêmes désagréments. Puisse sa quête spirituelle le délivrer de tous ses maux.

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